Jeudi 14 mars 2019 - 22h13

Le foot
Le foot est définitivement un sport de blaireau. L’esprit d’équipe : 1 cerveau pour 11 joueurs, sans compter les remplaçants. Je suis devant une bière dans le pub préféré de Tristan a Ténérife. En même temps il ne doit pas en connaitre beaucoup d’autres ici. Je regarde un 8ème de finale retour de ligue Europa, Arsenal vs Rennes. Ça faisait longtemps que je n’avais pas regardé vraiment un match de foot. Et je sais pourquoi.

Quelle purge!
Heureusement que toutes les 10mn passent les Pogues, on ne sait pourquoi vu l’âge moyen de la clientèle. Peut-être leur reprise du folklore britt... en plus la bière est insignifiante comme Marlène Schiappa au salon de l’agriculture . Dorada ou Stella. Putain de spanish !

Demain promis je m’intéresse au vélo. Le Paris-Nice ou une merde du genre. En plus il faut que j’aille, en vélo donc, à Los Abrigos chercher de la colle epoxy. C’est dur le vélo ! Surtout ici.

Putain c’est la mi-temps !!!
Faut savoir dire stop.
Je m'en vais retrouver Robinson dans ses limbes...

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Mercredi 13 mars 2019 - 20h20

J'aime Houellebecq.
Son absurde me parle. Il m'a toujours parlé.

Depuis "les particules élémentaires" qui m'avait tant captivé, tant nous vivions à l'époque dans un monde Houellebecquiain, en passant par "l'extension du domaine de la lutte" où l'absurde peut prétendre rivaliser avec celui de Camus, je me suis toujours senti à mon aise dans l'univers de Houellebecq.

Et puis voilà "Sérotonine" que je termine aujourd'hui.
Mon statut de fan ne me laissait que peu de doute quant à l'accueil que j'allais réserver à son dernier opus comme on dit, mais il s'est quand même passé une chose inattendue.

Pour la 1ère fois, j'éprouve un sentiment de compassion pour son auteur en constatant que nous ne sommes pas fait du même bois. Et mon essence semble un peu plus solide que la sienne. En même temps, il faut avoir de la merde dans les yeux, ou de l'amour, pour ne pas s'en être rendu compte avant.
Du coup, je suis tout surpris, et même enchanté, de constater que cette lecture ne m'affecte pas plus ou moins durablement en me menant sur les chemins tristes du cynisme mais au contraire me révèle une évidence : je ne suis pas fait comme ça. Et même je suis à peu près l'inverse. La vie ne mène nulle part, et pourquoi en serait-il autrement, prétentieux que je suis, mais c'est juste notre finalité. Aucun espoir superflu mais juste faire ce pour quoi nous sommes faits sans autre ambition que de le faire le mieux possible.

Et c'est ainsi que les hommes devraient vivre.

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Mercredi 13 mars 2019 - 10h59

8h à San Miguel. Il fait frais.
Le ciel est aussi bleu qu'hier.
Une banane, des céréales au jus d'orange et un café, la journée commence.
Quelques pages de Houellebecq provoque chez moi une réflexion que j'accepte volontiers le matin. Le soir c'est plus compliqué. Surtout en période d'abstinence qui durera ce qu'elle durera.

Cette réflexion est intéressante et probablement indispensable. Pour résumer je pourrais la formuler sous forme de question : qu'est-ce que je fout là ?
Et contrairement à ce bon Michel, je trouve assez vite un début de réponse en raisonnant par l'absurde. Et si je n'étais plus là...

Et bien immédiatement, je redécouvre tout le goût que j'ai pour la vie en générale et la vie sur le bateau en particulier.
Je ne sais pas comment tout ça va se passer précisément mais ce que je sais, c'est que je suis exactement dans les conditions dont j'ai pu rêver.

J'ai du temps, je fais ce que je veux et les questions que j'ai à résoudre sont on ne peut plus concrètes. Changer une roue à aube de pompe de refroidissement moteur peut sembler trivial à beaucoup mais demande de l'analyse, de la réflexion et confère une once de connaissance supplémentaire une fois réalisé. Et un certain sentiment d'accomplissement aussi. Hier fût une belle journée de ce point de vue là (Charriot de grand-voile entièrement revu, génois nettoyé, affalé et livré chez le réparateur local et donc pompe de refroidissement du moteur revue).

J'ai bien conscience que dans cette voie, je ne vais pas être de plus en plus entourré. Faut quand-même admettre que ça peut faire un peu juste comme préocupations pour permettre une vie sociale à peu près "normale"...

J'ai une expérience à mener aussi mais il faut attendre encore un peu pour que les conditions soient réunies.

aube !

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Lundi 11 mars 2019 - 18h48

Aux Canaries, les Russes sont en passe de prendre le pouvoir. Economique je veux dire.

Les Anglais étaient venus là pour y passer leur vieux jours et il semble que ce soit fait si j'en juge par leur état général. En plus ils ont au fond des yeux la nostalgie de leur pays à la dérive et de son climat de merde.

Les Allemands sont toujours là bien sur, mais comme d'habitude avec eux depuis quelques décennies, quand ils sont là, ils se font discrets, ils sont de passage. Aucune velleité de domination. De toute manière ils savent très bien que le seul pouvoir est celui de l'argent et donc il n'est nul besoin d'en rajouter.
Pour les autres, Français, hollandais, belges etc, leur présence est aussi marquante qu'Olivier Giroud en équipe de France de foot.

Donc les Russes sont arrivés aux Canaries.
Le 1er trait marquant des Russes, c'est leur façon de se parler. Les hommes se gueulent dessus dès qu'ils ont quelque chose à se dire. Et en règle générale, qu'ils soient occupés à faire quelque chose d'autre que picoler ou que l'heure des réjouissance soit déjà là, ça gueule, ça parle fort, ça s'esclaffe sans retenue. Heureusement, la langue russe est assez belle à entendre.

2ème trait majeur, l'homme russe semble prêt à tout instant à tuer quelqu'un et la femme russe à justifier tous les phantasmes qu'on lui attribue. Ces 2 caractères pouvant être assez rapidement corrélés d'ailleurs.

Scalou ! Je prends mes marques à San Miguel. Au fond, c'est la 1ère fois que je me retrouve à 100% dans ma nouvelle vie. Du temps, j'en ai. Je me suis concocté un petit programme de remise en forme de Lullaby qui va m'occuper durant les 3 prochaines semaines et c'est parfait. J'ai d'ailleurs bien commencé aujourd'hui, ce qui m'a permis de passer sans encombre cette 1ère journée de solitude après le départ de Sébastien.

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