Mercredi 13 mars 2019 - 20h20

J'aime Houellebecq.
Son absurde me parle. Il m'a toujours parlé.

Depuis "les particules élémentaires" qui m'avait tant captivé, tant nous vivions à l'époque dans un monde Houellebecquiain, en passant par "l'extension du domaine de la lutte" où l'absurde peut prétendre rivaliser avec celui de Camus, je me suis toujours senti à mon aise dans l'univers de Houellebecq.

Et puis voilà "Sérotonine" que je termine aujourd'hui.
Mon statut de fan ne me laissait que peu de doute quant à l'accueil que j'allais réserver à son dernier opus comme on dit, mais il s'est quand même passé une chose inattendue.

Pour la 1ère fois, j'éprouve un sentiment de compassion pour son auteur en constatant que nous ne sommes pas fait du même bois. Et mon essence semble un peu plus solide que la sienne. En même temps, il faut avoir de la merde dans les yeux, ou de l'amour, pour ne pas s'en être rendu compte avant.
Du coup, je suis tout surpris, et même enchanté, de constater que cette lecture ne m'affecte pas plus ou moins durablement en me menant sur les chemins tristes du cynisme mais au contraire me révèle une évidence : je ne suis pas fait comme ça. Et même je suis à peu près l'inverse. La vie ne mène nulle part, et pourquoi en serait-il autrement, prétentieux que je suis, mais c'est juste notre finalité. Aucun espoir superflu mais juste faire ce pour quoi nous sommes faits sans autre ambition que de le faire le mieux possible.

Et c'est ainsi que les hommes devraient vivre.

1 commentaire

Le 14 mars 2019 vers 14h33 - Matth a dit :

Mmm... C'est plaisant de te lire vieux frère !

Pour ce qui est de ta solitude... d'abord, je lui ai mis un doigt, après...

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