Lundi 23 septembre 2019 - 21h36

Clyde
« Alors voilà, Clyde a une petite amie.
Elle est belle et son prénom c’est Bonnie… »
A chaque fois que je suis content, cette phrase me revient direct !
48h de traversée et me voilà à Graciosa.
Des souvenirs, j’en ai quelques un ici.
Le 1er avec ma sœur, mon double, mon âme liée, Marie, je vous salue… Non je déconne.
Le second avec mon frérot, pas génétique mais on s’en branle, mon frère quand même.
Autant dire que l’endroit me semble tout indiqué pour retrouver le sens de la marche.
Les dernières 24h ont été un peu musclées et du coup j’ai pas trop pu dormir. Du coup aussi, je me suis lancé, sans le bonnet, sans les lunettes, dans la lecture de cet ouvrage qui m’attend depuis plusieurs mois, quelques années peut-être : Une question de taille. Son auteur… Olivier Rey.
Dire que ce mec est intelligent, ça ne sert à rien. Autant dire que la pluie, ça mouille, ou que si la route est sèche, c’est qu’il ne pleut pas.
Mais pourquoi ai-je éprouvé l’envie de commencer cet ouvrage justement sur cette traversée, Alors que mes nerfs commençaient à crier grace et que les conditions ne prêtaient pas à la détente ? Je ne sais pas. En tous cas, bien m’en a pris comme on dit (j’adore pouvoir utiliser cette expression à la con pour une fois). Je ne fais que débuter la lecture. 65 pages dans la nuit. Mais pour ceux que ça intéresse, 65 pages d’Olivier Rey, ça doit être équivalent à 3500 pages de Michel Onfrey. Pas de sarcasmes dans ce que je dis. J’aime bien Michel Onfrey. Enfin j’ai bien aimé à un moment. Mais Olivier, c’est le philosophe de la densité.
Je m’égare…
Ce voyage est à définir. Et voilà pourquoi je ne sais pas ou je vais. Ce que je sais en revanche, c’est que dès que je chemine dans ma bonne direction, plein de petits signes me confirme qu’on est sur la bonne trajectoire.
J’ai perdu ma bague, alliance avec l’enfant, dans ce non début de voyage. Rien de grave ! Je n’ai jamais été attaché à ce genre de symboles. Mais quand même, ça fait partie des signes à ne pas négliger. Heureusement ! (« je connais un malien… » spéciale dédicace pour Tristan) Je connais une personne qui voit bien mieux que moi ces signes. Et elle m’accompagne souvent par la pensée. Et justement, elle me dit, toujours par la pensée, de bien ouvrir les yeux. Je m’y efforce.
J’ai donc retrouvé le sens de la marche. Mon projet, c’est quand même d’aller de l’autre coté de la terre ! Et c’est juste parfait. J’ai déjà envie de repartir ce soir… Bon je vais me calmer avec mes 2h de sommeil et mes 65 pages d’Olivier Rey.
Demain, je fais le tour du bateau, j’appelle Julien et Tristan. Et après on voit.

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