Lundi 2 octobre 2019 - 00h58

Merci Olivier
23h, je rentre de l’apéro. Autant dire que je n’ai pas dis que des choses intelligentes…
Mes compagnons de soirée : Francine (!) et Philippe. Un couple franco-suisse d’un siècle et demi à eux deux. Elle est prof d’arts plasitiques (et non pas en bois) à la retraite et lui, je ne sais plus trop. Skieur de compétition, guide de haute montagne, animateur de loto dans le Béarn. On ne sait plus. Mais plutôt cool les 2.
Elle est sulptrice avec des matières étranges, non pas les siennes, mais elle s’arrange avec ce qu’elle trouve. Tantôt du papier, tantôt du plâtre, et du bois flotté aussi. Il en existe en suisse, au fond du Léman. Je ne savais pas.
Lui, un peu plus escroc, a dû commettre quelques aquarelles avant de se mettre à la photo. Mais comme dit Confucius sur Villaine : « C’est pas le flacon qui murge ! ».
Enfin, nous nous croisons sur le front de mer de Gran Tarajal après ma 1ère pinte. Je vois bien que Philippe a un furieuse envie d’en découdre avec le blanc local, ou le rouge, on verra bien. Nous avons fait connaissance ce week-end autour d’un repas dans le restaurant du port que Marie connaît bien.
Et nous voilà partis dans les confidences philosophico-alcoolo-juraciennes. Il faut préciser quand même que la serveuse de l’endroit où je commence à avoir mes habitudes est une perle. Je sais bien, elle aussi sans doute, que l’avenir ne se présente pas au mieux, ni pour elle, ni pour moi, pour des raisons différentes sans doute. Mais enfin, elle est belle ! Même philippe, avec ses yeux mouillants (*) voit bien qu’il se passe quelque chose de peu commun.
Nous enchaînons les blancs, les rouges, les bières sans intérêt pour Francine. Et nous causons. Sans y prêter attention, je commence à jouer mon petit spectacle, et ils applaudissent à tout rompre. C’est que je viens de terminer ma lecture du moment. « Un question de taille ». Et visiblement, 2-3 choses ont bien raisonné en moi. En particulier, le concept de « mesure » dans notre parcours humain, social et même primordial. Il se trouve que sans y avoir réfléchit en ces termes, je me suis orienté « naturellement » vers une vie qui retrouve le sens de la « mesure ». Peut-être suis-je le cobaye parfait, la drosophile de nos cours de biologie. Et j’en suis fier, sans aucun doute.
En fait, il faut bien que j’admette ce fait non prévisible, Olivier m’a communiqué à distance (dans le lieu et dans le temps) une énergie tout à fait étonnante. Pourtant, sur le papier, je ne l’aurais pas choisi pour animer les jeux apéro du Club Med. Si tant est que ces mêmes jeux ne me poussent pas relativement rapidement au suicide ou à la tuerie de masse façon Wako. Mais oui, je ressors de cette lecture avec plus d’énergie vitale qu’après un roman de Houellebecq. En même temps, y’a pas de quoi crier « Viens voir ! ».
Donc, je m’en vais de ce pas me rendre dans ma cabine, après une dernière petite bière quand même, parce que faut pas s’arrêter en si bon chemin, parce que tout ça c’est bien beau mais il ne faut pas oublier ce qui nous attend, parce que Chirac est mort, cannonisé 15 ans après avoir été le plus grand escroc de la Vème république, parce que l’amour nous sauvera.
(*) Brel

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